
Tout d abord, je suis le diable : comme le café internet dans lequel on est, ou le mec a l accueil est tres desagreable, nous a vendu du temps sur internet, je redige sur word. Ahaha!!!!
On s est leves a 4h30 pour un depart en bateau a 5h30. Au passage, je reveille un mec qui etait en train de pioncer et qui aurait rate le coche sans moi.
Comme la riviere est basse on nous previent qu il nous faudra sans doute pousser le bateau aux passages les plus bas. C est ce qui se passe 15 mins apres notre depart. On saute dans une eau boueuse et pendant une demi heure on traine le bateau sur quelques metres (a peine reveilles, c est clair que ce genre d experience est.......hummmmmmmmmmm!). Ensuite tout va bien, on traverse la foret qui se reveille. On entend puis on appercoit des singes hurleurs. On garde notre bouche bien fermee, hehe. Le paysage est a nouveau sublime.
Puis les taxi 4*4 et de retour a Batan, sorte de civilisation. On y prends un petit dejeuner avec, luxe supreme, une espece de boudin noir delicieux. On prends deux bus et on arrive a Puerto Viejo vers midi.
Bon faut pas se leurrer, apres une semaine dans la simplicite, ca choque...violemment. L endroit est bourre de touristes. La ville ne vit que de ca (du tourisme pas des touristes). Il y a plus de blancs que d indijenes, et les tourist information offices sont a chaque coin de rue. Ceux ci proposent tous des sceances de plongee, de quad (beurk), des trek organises (comprendre sceance de bus touristiques, sortie de voitures pour prendre des photos et hop, retour a casa). Le prix minimun par personne est de 50 dollars (les prix en colons ne sont pas indiques, pour des raisons evidentes de clientele).
Comme on etait tres fatigues, le premier jour on a s est trouves un hotel relativement tranquille car un peu excentre et tenu par une allemande (arch ja!). On a fait une sieste puis tour de la ville, quelques courses. En rentrant des courses, mon nez m attire devant un restau (comme on avait pas mange a midi, j etais aux agets). On commence a discuter avec le chef. Au bout de 5 mins, je tente le tout pour le tout et risque un `vous etes francais, vous, non?` (comment dire: un francais qui parle anglais c est comme comme un chat qui imite un chien). Ca ne manque pas. Le mec nous offre une sangria, on papote un peu, sympa. On rentre a l hotel, douche et on retourne audit resto...enn bons franchouillards. Tout etait bon, mais le tartare d espadon DECHIRAIT.
Nuit assez moyenne car il faisait chaud et on avait mis le ventilo. J aime pas ces trucs la. Emilie a fait une grasse mat pendant que je lisais. Puis `corvee internet` suivie d un hamburger (pas bon, quelle surprise!). L apres midi, on s est balades au bord de la plage. C est beau, dommage que la route soit a 50 metres. Au bout d une demi heure, on se dit que l on va aller visiter un jardin botanique.
En chemin pour ce jardin, on se dit qu on fait vraiment expres de ne pas faire comme les autres, notamment on traverse les zones les plus pauvres de la ville a pied plutot qu en taxi, comme tout le monde. Le site est au pied d une colline, certains arbres sont immenses, c est impressionnant. Et en plus, il n y a personne. Le mec a l entree nous explique le parcours, nous montre quelques grenouilles dont la plus veneneuse d amerique centrale, une petite noire et verte. Ensuite on profite tous seuls. On recommande vachement la visite. Il y a des centaines d arbres differents, c est une espece de collection d arbres tropicaux. Par contre evitez de faire comme nous, n y allez pas en claquettes et shorts : on s est fait devorer par les moustiques!!! En plus comme on pensait aller se baigner, on avait pas pris l appareil photo… tout faux. Deux arbres m ont particulierement marque :
- un palmier dont le tronc ne touche pas le sol, les racines le supporte a environ un metre de haut,
- un palmier dont les feuilles partent du sol. Le tronc semble tracer des enormes feuilles.
Bref: amoureux des arbres vous ne serez pas decus.
Apres on a pu deguster quelques fruits produits sur place.
Puis on rentre a l hotel chercher nos maillots. On traverse la route, un camping miteu et nous voila en bord de mer. La plage proprement dite est minuscule, la foret tropicale etant a quelques metres de l eau. Honnetement c est tres beau. Au large, une ile verdoyante. Par contre gros bemole: pas de vagues, pas de profondeur car le fond est compose de coraux. On fait trempete et on rentre.
Le soir restau argentin avec cote de porc (pour moi, je vous rassure, Emilie est tjrs vegetarienne). L attente est longue mais le resultat est bon. Par contre la portion est assez grande et mon estomac a du mal a se rehabituer a autant de viande d un coup.
Emilie et moi nous reveillons l un l autre autour de 3 heures du mat. On ne grate comme des forcenes. C est horrible. On avait pas mis le fan car ca m avait derange la nuit d avant. On le remet dare-dare. Finalement on arrive a se rendormir. Au reveil on consate l ampleur des degats : plus d une vingtaine de piqure par pieds, chevilles et mollets. Apres discusion avec notre logeuse elle nous dit que c est probablement des puces de mer. J y vois aussi l effet des moustiques du jardin botanique.
Une bonne surprise nous attend au reveil : comme hier on s est baignes avec nos chaussures pour pas se blesser sur les coraux, et qu on voulait pas innonder la chambre, on a laisse secher nos godasses sur une serpiere a l entree de la chambre, sur la terrasse. Et bien, au matin, il en manquait une (celle d emilie)… Quel beau pays… J en parle a notre logeuse, qui est desolee, et qui me montre des lames de verre au sol et une partie des barreaux tordus a l une des fenetres, oeuvre de cette nuit. Je comprends mieux l omnipresence des barbeles et barreaux…
Le troisieme jour, hier donc, on se loue un tandem pour aller sur le site d un producteur de chocolat. Comme a notre habitude, on paie le prix de notre audace : la route est defonce, le velo n est pas a notre taille et n a pas de vitesses. On lutte et on manque de se casser la geule. Apres 30 minutes ou on s abime le dos, on trouve l entrée du site. A partir de la, ca monte sur une route faite de cailloux. On descend et on pousse le tandem. On arrive a la reception en nage. On sonne. Un type arrive apres 5 minutes. Il nous dit que c est la premiere fois qu il voit un velo ici… On lui dit qu on aimerait visiter sa ferme. Sauf que, lui, nous dis qu il y a des preparations a faire et que pour aujourd hui, c est mort. On est un peux degoutes. Mais il nous dit que le lendemain matin, il y a une visite de prevue, et qu il appelera notre hotel (on aura pas de nouvelles). Puis on discute avec lui, il est suisse. On parle de nos ennuis avec nos affaires, il nous retorque que c est une consequences du passage de la drogue via le CR. Il ne nous parle pas des Nicaraguiens, comme quoi. Il nous indique un endroit ou faire de la plongee juste avec un masque, puis on repart. Comme cette fois ci, on avait pris l appareil photo, on fait un petit tour des plages pour ramener quelques souvenirs, puis, on rentre a l hotel deposer les biens pseudo precieux, et on repart.
On trouve la plage indiquee, c est effectivement une des plus belles que j ai vues: le melange eau et foret ropicale donne un ensemble de toute beaute. Il n y a pas trop de monde. On a ammene nos masques et j arrive a entrainer emilie dans les recits rocaillien. On voit plein de poissons, les coraux, tres cool.
On ramene le velo en ville, en tout on aura fait plus de 2 heures sur ce satane engin!
Comme le tartare est vraiment bon, on retourne au resto francais. On regrette pas. Puis au lit, comme d hab avant 21 heures.
Aujourd hui, dernier jour. Notre bus part a 16 heures. On va se balader le long de la plage en attendant (il est 11 heures actuellement), a defaut de decouvrir les arcanes secretes du cacao. On a encore un doute pour savoir comment on va ouvrir la porte de chez nous. Il y a une chance que ma mere ait un double, sans confirmation a ce jour… (avec ca elle aura la pression, na!!).
Au global, le pays est vraiment magnifique, l interieur du pays de ce qu on en a vu encore plus beau que les plages du pacifique ou des caraibes. Par contre les 3 millions de touristes annuels generent un gouffre entre les locaux et ceux qui ont saisi la manne touriste. Esperons que le pays preservera son ame… En cas de retour sur place, j aimerais y aller un velo, les bus etant lents (dernier exemple, un direct met 5 heures pour faire les 215 km qui nous separent de la capitale), pas confortables, avec une contrainte forte sur les horaires.
Et un seul conseil pour ceux qui comptent visiter le CR: RESTEZ SUR VOS AFFAIRES.
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